Imposter(s) – First EP

IMPOSTERS 1264207_157495194450255_1662052205_oOn ne sait pas grand chose sur ces Imposter(s), si ce n’est que leur label se nomme Rare Beef et qu’il s’agit de leur premier EP. Toujours est-il que ce First nous a suffisamment réjouit pour qu’on en parle à travers ces colonnes. Un bon début qu’on espère voir se confirmer dans les prochains mois.

Publié dans News | Laisser un commentaire

Darkside – Paper Trails

DARKSIDE-PSYCHICPsychic, l’album tant attendu du duo Darkside –  formé par l’excellent Nicolas Jaar et son compère guitariste Dave Harrington – se dévoile un peu plus.

Aujourd’hui ils mettent en ligne un nouveau titre, intitulé Paper Trails à écouter sur leur soundcloud.

Pour les retardataires, ils avaient déjà divulgué les onze premières minutes de l’album, qui sortira le 8 octobre sur le nouveau label de Nicolas Jaar, Other People en collaboration avec Matador. Après avoir assisté à un excellent live l’an passé, ce Psychic ne devrait pas nous décevoir.

Publié dans News | Laisser un commentaire

Phèdre – Ancient Nouveau

PHEDRE-GOLDEN-AGE-575x576Après avoir annoncé la sortie de leur second album « Golden Age » pour le 1er octobre, les canadiens de Phèdre mettent en image leur nouveau titre Ancient Nouveau. Un morceau – et un clip – relatif au combat de Theresa Spence, chef de la nation Attawapiskat du Canada, une communauté autochtone qui demande plus de considération au gouvernement canadien pour « les communautés des Premières Nations ». Phèdre ajoute, « nous sommes fiers d’être un pays progressiste, mais la marginalisation répétée des collectivités des Premières nations ici, est horrible« .

Et, en plus d’un fond partisan, les canadiens y ajoutent la forme avec un morceau abouti.

Publié dans Clip, News | Laisser un commentaire

Gros casting pour le clip d’Arcade Fire

safe_image

Que de jolis noms pour le nouveau clip d’Arcade Fire !

C’est le premier single, Reflektor, qui est mis en image par le réalisateur Anton Corbijn,  à qui l’on doit notamment Control – film sur la vie de Ian Curtis.

Ce single fera partie du quatrième album des canadiens prévu pour le 29 octobre, et surtout produit par l’excellent James Murphy. Personnellement pas admirateur du groupe, c’est la seule raison qui m’enthousiasme quant à cette sortie.

Et comme si, ça ne suffisait pas, on a également la réjouissance d’entendre la voix de David Bowie dans les chœurs.

Arcade Fire voit les choses en grand visiblement, et devrait continuer de nous surprendre.

Publié dans Clip, News | Laisser un commentaire

Moderat – Bad Kingdom

Moderat_MTR035CD_DigitalLes allemands de Moderat, pour rappel composé des deux Modeselektor et Apparat, ont fait appel à leurs fameux copains de Pfadfinderei pour illustrer le premier clip de leur second album, sobrement intitulé « II« . Ce collectif d’illustrateurs, graphistes, VJs, est un habitué des collaborations avec les artistes allemands comme Modeselektor (dont le visuel de leur label Monkeytown), Apparat (notamment sur ces lives) ou encore avec le label BPitch Control d’Ellen Allien.

C’est avec l’un des morceaux les plus pop de l’album, à savoir « Bad Kingdom« , que les dessins des berlinois prennent toujours plus de profondeur pour un rendu très animé. En gros, le clip illustre l’histoire d’un homme qui veut s’échapper d’un système militarisme où l’injustice règne. Mais comme souvent, la passion du pouvoir prendra le pas sur ces bonnes intentions…

Publié dans Clip | Laisser un commentaire

Nouvel EP pour Joe Goddard

joe-goddard-taking-over-ep-cover-press-300Joe Goddard est très prolifique en matière sonore, en témoigne ces différents projets (Hot-Chip, The 2 Bears, New Build…). Il le prouve une fois de plus en sortant Taking Over EP sur son label Greco-Roman.

On y trouve d’abord un morceau très proche de l’univers des 2 Bears avec de l’électro-house vitaminé par un piano imposant (Step Together feat. Boris Dlugosch), un titre house comme il les affectionne avec la voix suave de Mara Carlyle (She Burns), un autre bien plus lourd et froid, sans voix (Bassline ’12) avant de terminer par une ballade douce et estivale parfaite pour chiller (Taking Over).

Ci-dessous le seul morceau clipé. Pour avoir un aperçu des autres titres il n’y a qu’à cliquer ici.

Publié dans News | Laisser un commentaire

L’inconnu du lac d’Alain Guiraudie

7762217057_l-inconnu-du-lacL’homosexualité est au centre de beaucoup de discussions en cette année 2013, et L’inconnu du lac vient ajouter sa pierre à l’édifice, même si les différents débats n’ont eu aucune répercussion sur la réalisation puisque le film a été finalisé il y a presque une année. C’est le quatrième long-métrage d’Alain Guiraudie, sudiste quarantenaire très sympa.

L’inconnu du lac était nommé dans la sélection « Un certain regard » au dernier festival de cannes, mais c’est la « Queer palm » qu’à reçu l’auteur. Une palme qui ne l’enchante guère, puisqu’il aimerait s’évader de cette représentation homo. Il rapporte d’ailleurs le mot « queer » a sa traduction littérale « bizarre/étrange » et aimerait une dénomination moins sectaire. Son film ne se cantonne pas à la sphère gay mais s’adresse autant aux hétéros qu’aux homos. C’est d’ailleurs parce que les sentiments évoqués pourraient se transposer à tout types de relations que L’inconnu du lac a tapé dans l’œil des critiques, et sans doute du public. Il est simplement question d’amour. D’un amour tiraillé entre sentiment et éthique. Entre raison et inconscience. Un sujet traité à maintes reprises, mais pas à la manière d’un Guiraudie sans complexe.

C’est dans le sud de la France que l’histoire se déroule. En bordure d’un superbe lac, une petite communauté d’homos nudistes se donne à des pratiques épicuriennes. Entre le bronzage et les longueurs, les rapports sexuels vont bon train dans le bosquet tout proche. Des longueurs qui s’étendent jusqu’au scénario. Dans la première partie, le déroulement me laisse perplexe, voir distant – les gros plans consacrés aux pratiques sexuelles risquent d’en choquer certains. Ames sensibles s’abstenir. Mais le film va basculer dans une toute autre dimension après la noyade d’un jeune amant. C’est alors que débute une enquête sur fond de thriller ensoleillé. Il est impossible de ne pas penser aux vieux polars américains. Guiraudie ne cache d’ailleurs pas qu’Hitchcock ou Chandler l’ont « imprégné ». A partir de cet événement, le spectateur se relève de son siège pour mieux apprécier la tournure du scénario et restera attentif jusqu’à la levée de rideau. Au milieu de ses péripéties, Franck, jeune homo en quête d’amour, s’éprend pour un grand moustachu « queer » –rapport à la traduction littérale. Une attirance que l’on sent dangereuse. C’est alors que les routes se croiseront pour mieux embarquer le spectateur dans d’épineuses prophéties.

Le tour de force d’Alain Guiraudie réside dans la composition très épurée de sa réalisation. L’inconnu du lac est un huis-clos en plein air, où seulement cinq ou six acteurs interagissent réellement. Les dialogues sont également restreints. En guise de bande-originale, Guiraudie s’est limité aux bruits naturels ; le vent dans les arbres, le ruissèlement de l’eau, le moteur des avions, les galets roulants sous les pas des chaussures… Puis ce long-métrage se découpe distinctement au fil des journées. C’est un film en forme de pièce de théâtre ; le plan récurrent du parking, dictant l’entrée et sortie des personnages pour chaque acte, la plage en lieu et place de la scène, des phrasés très singuliers pour chaque acteur…

L’inconnu du lac illustre des conceptions paradoxales, en télescopant le libertinage décomplexé et l’amour sans limite. A l’image réfractaire des homos vient se greffer des sentiments inébranlables et universels.

A travers ce film, comme dans la vie : l’inconnu nous fascine et nous inquiète. A méditer.

Publié dans Cinéma | Laisser un commentaire